Lors de notre rencontre, une émission a été réalisée. Cliquer sur le lien pour la regarder...
Un très grand merci à Béatrice de nous avoir partagé son vécu. C'est avec plaisir que nous recevons vos témoignages, n'hésitez pas à nous les transmettre.
J'ai participé à la journée Ladies First du 3 octobre dernier à Oron. J'ai
particulièrement aimé l'organisation et les différentes interventions et activités
proposées.
J'ai apprécié l'intervention de l’après-midi sur le thème d'OSER entreprendre ce qui
nous tient à cœur. Je me suis reconnue dans ces paroles.
Maintenant, après quelques jours de réflexion, j'ai envie de vous témoigner
«comment j'ai osé», dans un autre sens de celui proposé lors de cette journée.
Il y a six ans, alors que j'occupais un poste intéressant au service informatique d'une
grande multinationale veveysanne, j'ai pris une décision que je n'ai jamais regrettée.
J'ai osé démissionner pour prendre un temps particulier avec ma famille. J'avais
alors 37 ans, mariée, avec une enfant de 2 ans, et sur le point d’accoucher du 2ème.
J'ai dû longuement réfléchir, surtout que nous venions d'apprendre le licenciement de
mon mari. Cependant, je suis allée au bout de ce projet, poussée par la profonde
conviction au fond de mon coeur que c'était la bonne décision. Ensuite sont venues
les paroles de confirmation du Seigneur et surtout Sa paix. Je savais que ce serait
pour un temps, celui de la petite enfance de mes enfants.
Avec le recul, je dirais que je suis passée d'une d'activité lucrative avec des horaires
de travail réglementés à une activité bénévole avec des horaires très élastiques.
Tout comme un indépendant, mes journées commencent tôt pour se terminer très
tard. En plus de mes responsabilités familiales, j'ai choisi d'utiliser mes compétences
professionnelles dans l'église, mais aussi auprès de différentes associations et de
particuliers.
Bien qu'agissant bénévolement, j'effectue mon travail avec rigueur, sérieux et dans le
respect des délais, ce qu'imposerait une activité rémunérée. Je tire ma motivation du
verset 23 de Colossiens 3 : «Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre coeur,
comme pour le Seigneur et non pour des hommes.»
Si je peux faire tout cela, c'est parce que je réserve du temps (très tôt le matin) pour
communiquer avec Dieu, et ensuite prendre soin de moi, en me maquillant et
m'habillant avec soin, que j'aie un rendez-vous prévu ou pas.
Je m'organise en faisant tout ce que je peux prévoir, afin d'avoir du temps pour gérer
les inévitables imprévus.
A la fin de la journée, je peux dire : «O.K. Seigneur, je sais pourquoi je suis
épuisée.», de la même manière que lorsque j’exerçais mon activité lucrative.
Aujourd'hui, je fais face à un autre défi : il est le temps de reprendre un travail
rémunéré.
Mais je sais où restent mes priorités et là encore c'est Sa paix qui m'aide à avancer,
surtout en ces temps de crise.
Pour terminer, je dirais qu'oser entreprendre une activité indépendante ou oser tout
arrêter pour s'engager bénévolement pour sa famille, une association - ecclésiale ou
pas, un ministère, la mission, ... demandent le même courage, la même volonté, la
même persévérance.
Cela n'est possible qu'avec la conviction que l'on est dans le plan de Dieu pour sa
propre vie. De là découle Sa bénédiction sur nos projets.
Par mon témoignage, je souhaite encourager toutes celles qui ont des projets et
veulent les concrétiser. Tout le monde n'est pas appelé à devenir entrepreneur, mais
chacune est appelée à vivre l'appel de Dieu sur sa vie et à exceller là où elle est,
dans sa sphère d'activités.
Fin de la première partie
Et maintenant la suite…
Comme je l’ai dit dans mon témoignage précédent, après plusieurs années mises à part, surtout pour ma famille et pour l’église, était venu pour moi le temps du retour à un travail rémunéré.
Avant de commencer mes démarches, j’ai pris un moment de réflexion avec Dieu pour bien fixer mes priorités. Par-dessus tout, il était important pour moi que ma famille ne soit pas lésée. Je voulais aussi mettre mes capacités et dons à disposition pour un emploi qui ait du sens, où la rentabilité à n’importe quel prix ne serait pas la norme. Un autre point me tenait à cœur : trouver une solution pour la prise en charge de ma mère atteinte d’Alzheimer.
Après avoir remis tous ces défis devant Dieu, j’ai vraiment pu continuer mes démarches avec confiance et dans la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence. J’ai mis en valeur ce temps sabbatique en précisant toutes mes actions bénévoles sur mon CV. La mention « mère au foyer », si péjorative parfois, est devenue « gestionnaire familiale ».
Et Dieu a répondu en tous points. En janvier 2010, ma mère a été accueillie dans un établissement spécialisé alors que l’attente normale dure parfois plusieurs années. Le 15 février 2010, j’ai commencé à travailler quatre matins par semaine pour une entreprise chrétienne, dans laquelle mon travail a vraiment un sens. De plus, je peux adapter mes horaires pendant les congés scolaires.
En conclusion, je peux affirmer que Dieu est présent dans chaque détail de notre vie. Aucune situation ne le laisse indifférent. Nos choix peuvent se faire à contre-courant de la culture ambiante s’ils sont faits avec Dieu. Il sera là pour chaque nouvelle étape. Que Dieu bénisse chacune.
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